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Historique

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Au Nord de Lille existent au début du XIIIème siècle quelques hameaux qui vont progressivement se fondre pour former la commune de La Madeleine. Son axe principal est, dès l’origine, la route qui mène de Lille à Menin et à la Flandre.
 
Des comtes de Flandre à Louis XIV
Des comtes de Flandre, ce territoire passe successivement à la France, à la Flandre de nouveau, à l’ensemble bourguignon, aux Habsbourg, avant d’être conquis, en 1667-1668, par Louis XIV, qui l’annexe définitivement à la France. Les hostilités soumettent à de nombreuses reprises La Madeleine et ses habitants à de rudes épreuves sous Louis XIV puis sous la Révolution.
 
1800 : La Madeleine compte 600 habitants
Autour de 1800, La Madeleine ne compte guère que 600 habitants. Dans les premières décennies du siècle, quelques industriels s’installent dans le secteur de la rue de Lille, notamment le métallurgiste Fontaine, et dans le quartier éloigné de Berkem, proche de la Deûle (sucrerie, fabrique de céruse).
 
L'essor industriel de 1850 à la première Guerre Mondiale
Le véritable essor date du milieu du siècle. La commune compte alors 2000 habitants. Le chimiste Kuhlmann reprend en 1847 une petite entreprise à proximité de la rivière, à laquelle il va donner une ampleur considérable. En 1852, l’entreprise textile Delesalle s’installe également à Berkem. Entre- temps en 1848, La Madeleine est intégrée à la ligne de chemin de fer Paris-Lille-Dunkerque. Dès lors, la croissance ne cessera plus jusqu’à la guerre de 1914-1918, alimentée par le progrès technique et par un flux de main-d’œuvre venue principalement de la Flandre belge. Si les grandes usines textiles s’installent surtout à Berkem, Agache en 1874, puis Saint-Léger, la ville entière s’enrichit de nouveaux habitants pour atteindre 7000 personnes vers 1875, qui peuplent surtout les quartiers ouvriers de la rue Jeanne Maillotte et de Berkem, les plus proches de Lille. A la fin du Second Empire, une seconde église est construite à Berkem. Toute la cité s’étoffe de nouvelles rues, s’alimente en eau potable, s’équipe du gaz, de l’électricité, est reliée à Lille par le tramway. Autour de la gare, s’organisent de nombreuses activités à partir de 1890. En 1905 encore, le quartier de Berkem accueille un nouveau grand tissage, celui de la famille Huet.
 
1909 : la percée du Grand Boulevard
La physionomie de la ville, qui atteint 12000 habitants en 1900, se transforme entre 1903 et 1909 avec la percée du grand boulevard de Lille à Roubaix et Tourcoing, ce qui modifie profondément le territoire de l’Est de la commune voué jusqu’alors aux prairies et aux cultures.
C’est un quartier dense qui va s’édifier là, de part et d’autre de la nouvelle artère, parcourue par un second tramway (le Mongy, du nom de son constructeur). La première ligne irrigue la rue de Lille, (ancienne route de Menin) entre 1905 et 1935.
 
Aprés la 1ère guerre : la reprise économique.
La guerre de 1914-1918, marquée par une occupation allemande brutale, avec son cortège de deuils et de privations, interrompt provisoirement cet essor : la population est brimée, les usines démontées ou vandalisées. Au sortir de la guerre, la vie reprend progressivement. Le fait économique marquant est alors l’installation au centre de la commune,à proximité de l’hôtel de ville,d’un grand ensemble textile, celui des frères Schwob, qui, par la rue Pasteur, s’étend jusque la ville voisine de Marcq-en-Baroeul .
Au fil des ans, la cité se transforme : construction d’habitations en accession à la propriété bénéficiant de la législation Ribot-Loucheur, érection dans le nouveau quartier de l’avenue de la République, d’une troisième église. La crise économique des années 1930, les bouleversements politiques, la montée des périls extérieurs marquent La Madeleine comme la France et le monde.
 
1940 - 1944 : les années sombres.
Les années sombres de l’Occupation 1940-1944 entraînent un ralentissement de toutes les activités. Si la présence allemande se fait cruellement sentir avec l’installation de la Gestapo dans plusieurs immeubles, la Résistance représentée par divers mouvements se montre active. La Madeleine aura sa part de fusillés et de déportés.
 
Après la 2ème guerre mondiale : une ville en reconstruction.
Après cette épreuve, de nouvelles transformations modifient encore la ville: restructuration du quartier de la rue Jeanne-Maillotte (la «Nouvelle Madeleine »), construction dans toute la commune de logements de diverses catégories, d’une piscine, de nombreux équipements sportifs, d’écoles avec notamment le grand lycée technique Valentine-Labbée, etc. Ces progrès ne sauraient pourtant faire oublier les difficultés économiques nées du reflux de la grande industrie, qui frappent toute la France: les vastes usines dont s’enorgueillissait la ville, disparaissent progressivement, faisant naître précarité et chômage. Les activités nées depuis lors n’ont pu compenser totalement ces pertes. D’autres travaux ont été entrepris plus récemment, la poursuite de l’effort de construction, l’aménagement des rives de la Deûle. Plus spectaculaire est la constitution d’un nouveau quartier, au carrefour du Romarin, dont les immeubles élevés, de logement et de bureaux, modifient totalement ce secteur, aux limites de la commune, touchant presque les installations d’Euralille, sur le territoire proprement lillois.
 
Historique réalisé par Pierre Pouchain, historien de La Madeleine.
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